Exemples de deux méthodes d’intervention centrées sur la victime en cas de situation de harcèlement

 

 

A. Méthode du partage de l'inquiétude (Shared Concern) :

Au préalable, s’informer de faits observés par des tiers (élèves, profs, éducateurs...).

 

1. Rencontrer individuellement chaque agresseur.

Le but de ces rencontres est d'obtenir un engagement de réparation, de changer la dynamique de la relation.

Comment faire ?

- Ne pas porter d'accusation.

- Se dire préoccupé par le sort et la situation de la victime.

- Demander ce que l'agresseur en sait.

- Lui demander ce qu'il peut faire pour changer la relation.

- Programmer une nouvelle date de rencontre.

 

2. Rencontrer, à la date convenue, chaque agresseur pour s'informer sur ce qui a réellement été fait.

- Questionner pour vérifier les changements.

 

3. Rencontrer la victime

- Reconnaître sa souffrance.

- Comprendre, si c'est le cas, les comportements « provocants »

- Révéler les démarches entreprises avec le ou les agresseurs.

- S'engager à rencontrer de nouveau la victime.

 

4. Une fois des progrès importants avérés : organiser une rencontre entre victime, agresseurs, témoins.

- Brève rencontre. S'assurer des changements relationnels.

 

B. Méthode « sans blâme » (No Blame)

7 étapes

 

1. Aider la victime à exprimer et identifier ses sentiments et ses émotions.

Lui demander de « produire » une œuvre sur ses sentiments et émotions

Lui expliquer la méthode et les démarches qui seront entreprises.

Obtenir son consentement avant de rencontrer les agresseurs.

 

2. Rencontrer le ou les agresseurs, les complices et les témoins.

Avoir l'accord des témoins avant d'organiser cette rencontre.

 

3. Exprimer le problème que vous rencontrez, en vous basant sur la production de la victime : « J'ai un problème... ».

 

4. Responsabiliser le « groupe » agresseurs, complices et témoins.

Ne pas blâmer, ni accuser. Rester confiant dans leur capacité à trouver des solutions.

 

5. Recueillir leurs idées pour changer la relation. Choisir une ou des solutions à mettre en œuvre. Miser sur la confiance, ne pas rédiger de contrat écrit.

 

6. Laisser, ensuite, le groupe agir : appliquer la ou les solutions arrêtées.

Programmer une rencontre, une semaine plus tard.

 

7. Dernières rencontres individuelles, victime, agresseurs, témoins.

But : renforcer positivement toutes contributions.

Si peu de progrès, proposer de nouvelles rencontres.

 

 

 

Pour plus d’information, voir : Ferrad, A. & Galand, B. (coord.) (2016). Prévention du harcèlement entre élèves : balises pour l’action. Réseau prévention harcèlement, Bruxelles.

 

Contact

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